Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Nouvelles de Montpellier

Publicité

Devenir la femme de l'homme qui tua Liberty Valence

Oui, je pense que c'est Liberty Valence...

Oui, je pense que c'est Liberty Valence...

Publicité

La nouvelle de l'Homme qui tua Liberty Valence est écrite par Dorothy Johnson. Elle raconte pour moi comment une femme s'autorise à être. Et c'est pourquoi mon voeu est de devenir la femme de l'homme qui tua Liberty Valence, même si c'est une situation des plus classiques:

Deux ennemis marchent à la rencontre l'un de l'autre dans la rue poussiéreuse et déserte d'une ville de l'Ouest... Il y a tant de choses que je n'ai pas apprises, et si peu de temps maintenant, que je deviens celle qui apprend à lire pour la toute première fois. Je le demande franchement, mais tout doucement, à Foster : "Monsieur Foster, vous voulez m'apprendre à lire?"

Il est gêné et surpris, et me répond que "ça ne plairait pas à Bert", que je suis déjà une adulte; que ça fait mauvais effet d'apprendre à lire à l'âge adulte.  je soupire car je ne peux pas rajeunir. mais je ne lâche pas:

-j'ai toujours voulu savoir lire et écrire.

Je m'éloigne vers la cuisine. Je sais bien que Ranse Foster est submergé par l'émotion. Vous, vous ne savez pas ?Lui non plus, ne sait pas qu'il pêut s'autoriser, comme moi, à l'âge adulte. Il ressent seulement de la pitié, comme s'il ne s'agissait que de moi, et pas du tout de lui. Alors il me rappelle:

-Mademoiselle Hallie. il dit "pas vous seule... les gens jaseraient sur votre compte. Mais si vous venez avec Bert..."

Il croit que j'ai un peu honte d'apprendre avec des enfants.

La scène qui suit prouve qu'il ne faut pas avoir honte de cette existence:

Maintenant, Ranse rejette la tête en arrière. Il rit aux éclats. les bâtiments aux façades en trompe-l'oeil, de l'autre côté de la rue, renvoient l'écho de son rire. Il n'y a personne dans les rues. "pas même un cheval attaché aux barres de bois" écrit Dorothy Jonhson...

J'aime l'attitude de Ranse, qui se nomme lui-même "pied-tendre", pour défier Liberty. Et oui, il y va:

-Fais prévenir Liberty, ordonne-t-il (sur le ton d'un homme qui est en droit de commander)

L'homme du salon se racle la gorge.

-Je crois que ce ne sera pas nécessaire. On dirait bien que c'est lui, au bout de la rue, non?

Ranse regarde dans la direction indiquée, tout en sachant que l'homme l'observe avec curiosité.

-On dirait bien que oui. Oui, je pense que c'est Liberty valence.

-Moi je vais rentrer maintenant dit l'homme en s'excusant. Eh Ben, faites attention à vous.

Il diparaît sans un bruit.

C'est une situation des plus classiques pense Ranse. deux ennemis marchant à la rencontre l'un de l'autre dans la rue poussiéreuse et déserte d'une ville de l'Ouest.Quelles pouvaient bien être les raisons de ceux qui m'ont précédé, je ne le saurai jamais. Il y a tant de choses que je n'ai jamais apprises. Et maintenant, il ne reste plus assez de temps...

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article